16/12/2008
A l'ouest, la mobilisation lycéenne ne faiblit pas
EDUCATION - Plusieurs milliers de lycéens ont de nouveau defilé mardi matin dans les principales villes de l’Ouest et notamment à Rennes où ils étaient près de 6000 selon la police pour réclamer le retrait de la réforme de l’éducation nationale...
Un tract condamne "l'entreprise de déqualification programmée par le gouvernement", tandis qu'une banderolle couverte de caractères cyrilliques élargit le propos: "solidarité avec les insurgés en Grèce", dit la traduction.
D’autres manifestations ont eu lieu à Nantes, Lorient, Vitré, Landerneau, Quimper ou environ 2300 lycéens ont défilé, tout comme à Brest où ils étaient quelque 2000 manifestants.P.H.A. Source : Libération
Grèce : le JT de la TV publique interrompu
AFP 16/12/2008 Mise à jour : 15:23
Un groupe de jeunes a interrompu pendant quelques minutes aujourd'hui en début d'après-midi le journal télévisé de la chaîne publique NET, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les jeunes sont apparus à l'écran, portant, sans dire un mot, une banderole sur laquelle était inscrit "Arrêtez de regarder, sortez dans la rue"...
Outre les manifestations quotidiennes, une série d'attaques contre des commissariats de police ou des établissements publics ont eu lieu alors que des centaines d'établissements scolaires et universitaires restaient occupés mardi par des élèves et des étudiants.
mercredi 17 décembre 2008
mardi 16 décembre 2008
Direct Energie et Weole se rapprochent pour s'imposer dans l'éolien
D'un côté de la table, Direct Energie, premier opérateur alternatif d’électricité en France avec plus de 300 000 clients. De l'autre, Weole Energy, le spécialiste du moyen et petit éolien pour les particuliers, les entreprises et les collectivités. Après avoir annoncé en novembre l'entrée de l'opérateur dans le capital du fabricant, les deux entités dévoilent en cette fin d'année un partenariat commercial inédit...En juillet 2007, Michel Galligo et ses deux associés fondent Weole Energy avec l'envie de s'implanter sur le marché du petit et moyen éolien. Il s'agit de cibler particulièrement les constructions de moins de 12 mètres qui ne nécessitent pas de permis de construire. Pour cela, la société propose deux gammes d'éoliennes livrées clés en mains : Horizon et Vision.
Weole Energy, l'outsider
Weole s'attaque alors à un marché en devenir, mais se fixe un objectif ambitieux, celui d'atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2012. L'activité débute en janvier 2008, la première installation est réalisée en avril. Aujourd'hui, plus de 70 modèles ont été commandés à Weole et une dizaine est déjà en activité.
Pour ses produits, l’entreprise s'appuie sur des savoir-faire internationaux comme nous l'explique Michel Galligo : « Nous concevons des systèmes éoliens avec de nombreux fournisseurs. Les mâts sont français, l'électronique allemande et les turbines chinoises. A Shangaï, nous avons déployé une équipe sur place et des processus de sélection pour s'assurer de la qualité. Nous voulions ni rester dans une solution artisanale pour riches, ni faire n'importe quoi pour pas cher. »
Pour tenir ses challenges, Weole, créée avec 85 000 euros de fonds propres, a ouvert en novembre son capital à hauteur de 2 millions d'euros. Un premier million apporté par Direct Energie, l'autre provenant du Crédit Agricole Private Equity, via son FCPR Capenergie. Cette levée devrait notamment permettre à la société de passer de 10 à 35 salariés, d'augmenter ses investissements en R&D et surtout de jouer des coudes avec France Eoliennes, son principal concurrent. Un rival numéro un du marché qui bénéficie de son ancienneté et de sa plus grande notoriété. Pour 2009, Weole vise 500 éoliennes et 7 millions de chiffres d'affaires.
« C'est un grand art que de vendre du vent », B. Graciáne
De concurrence, il en est question quand il s'agit d'évoquer le partenariat commercial entre Weole Energy et Direct Energie. Si France Eoliennes a communiqué sur l'obtention de son agrément « Responsable d'équilibre » auprès de RTE, Weole a plutôt recherché la complémentarité. Elle l'a trouvée chez Direct Energie, son nouvel allié et actionnaire. « Notre métier c'est de vendre des éoliennes, pas de racheter de l'électricité, je préfère travailler avec un gros opérateur sur une formule pérenne. On a contacté plusieurs opérateurs, Direct Energie a été le plus dynamique sur notre proposition ».
L'accord prévoit l’achat par l'opérateur des surplus de production d’énergie éolienne des clients de Weole à un tarif préférentiel (à partir de 80 €/MWh HT). Une bonne nouvelle pour les petits producteurs qui souffraient depuis juillet 2007 de la fin de l’obligation de rachat par EDF de l'électricité éolienne (*). Les obligations de l'opérateur public étaient depuis limitées aux installations situées dans une ZDE (Zone de Développement Eolien), excluant les zones d’habitations et commerciales où sont placées les éoliennes individuelles. Le contrat entre les clients de Weole et Direct Energie compensera donc ce manque à gagner. Il sera signé pour 5 ans.
Mais l'accord entre les deux entités voit plus loin qu'un simple rachat d'énergie. Direct Energie vendra ainsi dès 2009 à ses abonnés des éoliennes individuelles signées Weole Energy. Ce dernier proposera à ses clients de profiter des avantages des offres « Directe » et « 100% Pur jus » de Direct Energie. De quoi renforcer chacune des deux entreprises sur son secteur. La complémentarité, on le disait.
Baptiste Roux Dit Riche
(*) : A noter que le nouvel arrêté fixant les tarifs d’achat de l’énergie éolienne, signé de Jean-Louis Borloo, vient d’être publié au Journal Officiel. Il reprend sur le fond les termes du précédent arrêté du 10 juillet 2006.
Bio express de...
37 ans, diplômé de Supelec (promo 93), Michel Galligo a travaillé dans les années 90 pour le secteur de la téléphonie mobile (Alcatel...) et l’informatique avant de participer à l'aventure Weole Energy.
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lundi 15 décembre 2008
Diodela, une vasque à LEDs compatible avec l’existant
Pour les particuliers, l'affaire semble désormais entendue : fini les vieilles ampoules, l'heure est à la basse consommation. Un réflexe écologique qui tend à se propager aux collectivités, grosses consommatrices d'énergie avec l'éclairage public. Conscient de ce marché, la société Windela (filiale d'« Expansion et Développement ») propose une solution d'éclairage avare en énergie baptisée Diodela.Née du cerveau de ses ingénieurs de Boulogne-Billancourt, il s'agit d'une vasque lumineuse de dernière génération à base de LEDs. Celles-ci permettent d'importantes économies (de 53 à 88%) pour une température de couleur d’environ 4100° Kelvin, soit quasiment la lumière du jour.
Diodela est en fait un élément de la solution phare de Windela, Windelux (photo ci-contre), qui équipera prochainement la gare d'Avignon. Cette éolienne à axe vertical transforme l'énergie cinétique du vent en énergie électrique pour alimenter cette fameuse vasque basse consommation. Un système parfaitement autonome, mais pas adaptable partout. « On avait des demandes de villes qui ne souhaitaient pas l'ensemble du produit, mais juste d'une solution d'éclairage de basse consommation à relier à leur réseau » explique Christian Sauzereau, président du directoire de Windela SA.
Un système de refroidissement intégré
Lancée en mai sur le salon Lumiville, Diodela repose sur une matrice de 84 diodes produisant chacune 80 lumens/watt. La température des LEDs est régulée par un système de refroidissement intégré, ainsi que par la structure en aluminium solidaire des supports des diodes. De plus, grâce à une orientation spécifique des LEDs et à l'utilisation de lentilles de différentes focales, Diodela permet d’éviter les variations d’éclairement et la déperdition lumineuse. Ce qui se traduit par un éclairage uniforme sur la totalité de la surface éclairée. Le tout, pour une durée de vie estimée à 80 000 heures et un prix d'achat autour de 600 euros. « Il y a un vrai phénomène de nouveauté. On a même été approché par un grand groupe de l'éclairage pour ce procédé ».
Dernier atout de taille de cette technologie française : sa compatibilité. Diodela est en effet connectable au réseau 110V / 220 V et peut être installée sur des mâts de lampadaires « classiques », respectant les standards européens. Un vrai plus pour des collectivités qui n'auront donc pas à réaménager leurs infrastructures pour implanter ce nouveau système. De quoi favoriser les ventes de cet éclairage public « durable ». Et pour être prête, la société Windela inaugurera début 2009 une usine de production flambant neuve à Brive-la-Gaillarde.
Baptiste Roux Dit Riche
Fiche technique de Diodela
• Puissance de consommation : 63 watts.
• Dimensions : 77 cm x 24 cm x 12 cm.
• Poids : 8 kg.
• Exemple de hauteur de feu : à 6 m pour un éclairage au sol de 23 lux (+ ou - 5%) sur une surface de 25 m x 6 m.
• Indice IP 65 et indice IK 5
Smart Avenue Deco, une alternative primée au Salon des Maires 2008
Concurrent du Windelux, le Smart Avenue Deco conçu par la société angevine Novéa Energies est lui aussi un luminaire extérieur à LEDs. Il a été mis en lumière lors du dernier Salon des Maires où il a reçu le prix de l'innovation et un prix spécial du jury dans le domaine de l'aménagement urbain. Autonome, il repose sur une « bi-énergie » solaire et éolienne et produit une intensité lumineuse de 550 lumens. Il fonctionne avec quatre LEDs de puissance de 1,2 W chacune.Il se distingue du produit de Windela par son mode de déclenchement. L'éclairage pleine puissance du Smart Avenue Deco est en effet provoqué par un capteur infra-rouge de présence humaine là où le Windelux éclaire en cycle continu. Fabriqué en France, le produit repose sur un brevet de Novéa Energies qui s'est appuyé pour sa réalisation sur un modèle de lanterne existant dans le catalogue de la société Thorn. Ceci explique que les deux entreprises commercialisent aujourd'hui simultanément le Smart Avenue Deco.
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Crea Posters Y Diviértete
Poster Forge es una aplicación gratuita con tan sólo un peso de 6.1 mb y versiones en inglés, español, francés y portugués que te permite la creación de imágenes (que puedes grabar en diferentes formatos) al estilo poster, como puedes apreciar en esta imagen:
Son 3 los estilos ofrecidos: motivacional, película y western, con la facilidad para modficar los distintos textos que incluirá la imagen final. La interfaz es amigable y la aplicación corre sobre Windows 2000, XP o Vista.
También ofrece la posibilidad de impresión directa que te permite imprimir el poster en distintas hojas para tenerlo en tamaño grande. Como pega podemos mencionar que incluye una pequeña marca de agua al final de la imagen, la cual afortunadamente no resulta intrusiva.
samedi 13 décembre 2008
Belltech Business Card Designer Pro 5.2.2

Crea tu propio negocio de impresión de tarjetas y en su propia impresora ahora!
Diseñe su impresionante tarjetas de visita fácilmente. Belltech Tarjeta de Diseñador de Pro, una característica-rico de negocios de calidad profesional software de la tarjeta, te ayuda a crear sorprendentes tarjetas en cuestión de minutos e imprimir los derecho-fuera - en su propia impresora, en la tarjeta de existencias Avery, Sigel, Herma, Formtec , Etc DECAdry
¿Quieres ver cómo su tarjeta de visita puede tener? Vea algunas muestras de las tarjetas de visita, utilizando la tarjeta de este creador.
Producto Destacado:
Rápido y fácil Diseño: Seleccionar y dibujar formas y texto. El tamaño, la inclinación, cambiar de color, llenar con el gradiente de color o hacer algo con su diseño elementos.
Uso de plantillas y gráficos: No sabe cómo iniciar el diseño de su tarjeta de crédito? Utilice nuestra tarjeta de plantillas, clip de fondo y artes para iniciar con facilidad. Fácil de utilizar con todo tan poderoso!
Diseño de herramientas conveniente: ¿Puede señalar rectángulo / triángulo / círculo o cualquier FreeHand líneas y formas.
Antecedentes impresionante: Utilice los fondos ofrecidos o usar su propio. Cualquier cosa es posible y es muy fácil.
Utilice mezclas de colores: Esta es una característica única de este software de la tarjeta de negocios. Ahora puede tener un color mezcla de la manera deseada, el control está en tu mano. Recuerde, esto no es una imagen de fondo, sino una forma llena de color cuya mezcla y textura que el control por completo. "Las posibilidades son infinitas!
Utilice su propio clip-arts, logo, fotos: Suministramos con muchos gráficos que se pueden utilizar, pero no creo que es todo lo que puede utilizar. Consigue tu propia imagen, logotipos, clip-art y el diseño perfecto de la tarjeta que desea.
Apoya cualquier impresión de documentos: Soporta todos los estándares de documentos de tarjeta de Avery y otros proveedores.
Elija la tarjeta de cualquier tamaño: Con la versión 1.2 y por encima de usted puede elegir cualquier tamaño a partir del 1 X 1 pulgada de 5 x 5 pulgadas. La elección es suya. Estándar de los EE.UU. es de 3,5 X 2 pulgadas o 2 X 3.5 pulgadas.
Personalizar la impresión: ¿Quieres imprimir la tarjeta de 1 o 5 cartas? Usted decide y ver la impresión!.
Guardar como imagen: Usted puede guardar su trabajo como bmp, jpg, gif, png imagen y tener a tu favorita tienda de impresión para impresión profesional han hecho.
CD Label Designer 3.6.2.392

Nombre: CD Label Designer 3.6.2.392
Medicina: Si
Idioma: Ingles
Tamaño del archivo: 4.98 MB
Uploader: Seba
Covers: front
Contenido:
Crea etiquetas y carátulas personalizadas para CD
CD Label Designer es una de esas aplicaciones que sorprenden por su perfecta combinación de sencillez de manejo y completa oferta de funciones. Con ella podrás diseñar carátulas y etiquetas de CD totalmente personalizables.
Puedes crear las carátulas exterior, interior y traseras, así como la etiqueta redondeada para el disco, insertando a tu gusto textos e imágenes y cambiando fuentes, colores y disposición de los elementos en el diseño.
La interfaz es muy intuitiva y permite arrastrar los textos y las imágenes por toda la etiqueta hasta dar con el diseño perfecto. Soporta el uso de transparencias y conexiones con la CDDB para importar listas de canciones.
Para utilizar CD Label Designer necesitas:
Sistema operativo: Win98/98SE/Me/2000/NT/XP
Requisitos mínimos:
Procesador: Pentium II
Memoria: 128 MB
CD Label Designer 3.6.2.392 esta con su medicina y libre de cualquier amenaza.
vendredi 12 décembre 2008
« Photovoltaïque : le bel avenir des couches minces en silicium amorphe »
Tribune
Vanessa Godefroy, Responsable de l’activité Energie d’Alcimed.
En mars 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont approuvé un plan d’action pour une politique énergétique commune fixant un objectif de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’Union Européenne d’ici 2020. Cet objectif ambitieux (la part d’énergies renouvelables étant à ce jour de 8,5%) nécessitera de miser tant sur les technologies établies que sur les filières proches de la maturité mais encore peu exploitées aujourd’hui.
A cet égard, l’industrie photovoltaïque constitue un formidable levier dans le domaine des cleantechs. Elle repose aujourd’hui essentiellement sur les technologies à base de silicium (cristallin et amorphe). Le silicium cristallin, technologie établie et désormais mature, domine très largement avec près de 90% de parts de marché. Le silicium amorphe présente quant à lui des atouts importants pouvant en faire un puissant relais de croissance pour le photovoltaïque.
La principale différence entre ces deux technologies, toutes deux basées sur le silicium, réside dans la structuration des cellules photovoltaïques, et par conséquent dans les procédés de fabrication.
Le triple avantage du procédé de fabrication des cellules en silicium amorphe
Alors que les cellules photovoltaïques à base de silicium cristallin sont constituées de couches de silicium ordonné, ce qui nécessite un procédé lourd et coûteux, les couches de silicium amorphe présentent une structure désordonnée. En raison d’un coefficient d’absorption de la lumière du spectre solaire nettement plus élevé, l’épaisseur de la couche de silicium amorphe est considérablement réduite : il est déposé en « couche mince », une épaisseur 300 à 400 fois moindre que celle d’une cellule à base de silicium cristallin.
Le procédé de fabrication des cellules à base de silicium amorphe présente le triple avantage d’être moins complexe, moins énergivore et de consommer nettement moins de matières premières que le procédé de purification multi-étapes de production des cellules en silicium cristallin.
On peut alors s’interroger sur les raisons de la nette prédominance du cristallin. La différence de rendement entre les deux technologies est a priori souvent évoquée : les systèmes photovoltaïques à base de silicium cristallin atteignent des rendements d’environ 15%, une valeur à diviser par deux pour le silicium amorphe.
En réalité, on comprend mieux la domination du cristallin quand on relit l’histoire du photovoltaïque. En effet, le développement du photovoltaïque dans les années 1960 s’est appuyé sur celui de l’industrie des semiconducteurs (qui nécessite du silicium cristallin ultra pur), tandis que les techniques de production de couches minces n’étaient que très peu connues.
Jusqu’au boom relativement récent du photovoltaïque, le silicium utilisé pour les cellules était ainsi majoritairement issu des rebuts de l’électronique. Les cellules à base de silicium cristallin ont progressivement gagné en rendement au fur et à mesure de leur développement, la filière plus récente de l’amorphe n’ayant pas encore connu une telle courbe d’apprentissage et de développement.
Les toitures industrielles, un champ d’application très pertinent
Le déficit de rendement du silicium amorphe peut être comblé en augmentant la surface des couches minces. Les systèmes à base de silicium cristallin sont déployés à grande échelle, tandis que les couches minces sont encore majoritairement utilisées dans des applications de petite puissance comme des calculatrices ou des montres. Pourtant, malgré son plus bas rendement, la filière amorphe devient compétitive dans les cas où de grands espaces sont disponibles.
Pour une capacité installée donnée, la surface requise en couches minces est proche du double de celle d’un système à base de silicium cristallin. Cependant, grâce aux coûts de production nettement moins élevés, la solution couche mince ne coûte pas plus cher.
Les toitures industrielles constituent un exemple d’application particulièrement pertinente pour le silicium amorphe. Différents projets voient le jour, comme par exemple l’installation de 10 000 m2 de couches minces sur le toit d’une plate-forme logistique à Sénart en Seine-et-Marne. De plus, la légèreté des couches minces permet d’éviter l’installation d’une structure supplémentaire de renforcement du toit, nécessaire au soutien des modules cadrés en silicium cristallin. Les couches minces sont ainsi livrées en rouleaux et collées directement sur le toit.
Enfin, dernier argument en faveur de l’amorphe pour les toitures industrielles, les couches minces sont moins sensibles à une occultation partielle de la surface ou à des températures externes élevées que le silicium cristallin.
Les couches minces à base de silicium amorphe représentent donc une technologie photovoltaïque à fort potentiel. Il ne faut pas non plus oublier les autres filières en développement, peu connues comme par exemple des couches minces à base de tellure de cadmium ou de matériaux organiques.
Dans un contexte de soutien politique marqué, nul doute que l’industrie en pleine croissance de l’énergie photovoltaïque connaîtra une montée en puissance des couches minces en silicium amorphe. On peut d’ailleurs estimer que ses parts de marché dans le photovoltaïque, actuellement d’environ 5%, vont au moins doubler d’ici 2020.
Vanessa Godefroy, Responsable de l’activité Energie d’Alcimed.En mars 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont approuvé un plan d’action pour une politique énergétique commune fixant un objectif de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l’Union Européenne d’ici 2020. Cet objectif ambitieux (la part d’énergies renouvelables étant à ce jour de 8,5%) nécessitera de miser tant sur les technologies établies que sur les filières proches de la maturité mais encore peu exploitées aujourd’hui.
A cet égard, l’industrie photovoltaïque constitue un formidable levier dans le domaine des cleantechs. Elle repose aujourd’hui essentiellement sur les technologies à base de silicium (cristallin et amorphe). Le silicium cristallin, technologie établie et désormais mature, domine très largement avec près de 90% de parts de marché. Le silicium amorphe présente quant à lui des atouts importants pouvant en faire un puissant relais de croissance pour le photovoltaïque.
La principale différence entre ces deux technologies, toutes deux basées sur le silicium, réside dans la structuration des cellules photovoltaïques, et par conséquent dans les procédés de fabrication.
Le triple avantage du procédé de fabrication des cellules en silicium amorphe
Alors que les cellules photovoltaïques à base de silicium cristallin sont constituées de couches de silicium ordonné, ce qui nécessite un procédé lourd et coûteux, les couches de silicium amorphe présentent une structure désordonnée. En raison d’un coefficient d’absorption de la lumière du spectre solaire nettement plus élevé, l’épaisseur de la couche de silicium amorphe est considérablement réduite : il est déposé en « couche mince », une épaisseur 300 à 400 fois moindre que celle d’une cellule à base de silicium cristallin.
Le procédé de fabrication des cellules à base de silicium amorphe présente le triple avantage d’être moins complexe, moins énergivore et de consommer nettement moins de matières premières que le procédé de purification multi-étapes de production des cellules en silicium cristallin.
On peut alors s’interroger sur les raisons de la nette prédominance du cristallin. La différence de rendement entre les deux technologies est a priori souvent évoquée : les systèmes photovoltaïques à base de silicium cristallin atteignent des rendements d’environ 15%, une valeur à diviser par deux pour le silicium amorphe.
En réalité, on comprend mieux la domination du cristallin quand on relit l’histoire du photovoltaïque. En effet, le développement du photovoltaïque dans les années 1960 s’est appuyé sur celui de l’industrie des semiconducteurs (qui nécessite du silicium cristallin ultra pur), tandis que les techniques de production de couches minces n’étaient que très peu connues.
Jusqu’au boom relativement récent du photovoltaïque, le silicium utilisé pour les cellules était ainsi majoritairement issu des rebuts de l’électronique. Les cellules à base de silicium cristallin ont progressivement gagné en rendement au fur et à mesure de leur développement, la filière plus récente de l’amorphe n’ayant pas encore connu une telle courbe d’apprentissage et de développement.
Les toitures industrielles, un champ d’application très pertinent
Le déficit de rendement du silicium amorphe peut être comblé en augmentant la surface des couches minces. Les systèmes à base de silicium cristallin sont déployés à grande échelle, tandis que les couches minces sont encore majoritairement utilisées dans des applications de petite puissance comme des calculatrices ou des montres. Pourtant, malgré son plus bas rendement, la filière amorphe devient compétitive dans les cas où de grands espaces sont disponibles.
Pour une capacité installée donnée, la surface requise en couches minces est proche du double de celle d’un système à base de silicium cristallin. Cependant, grâce aux coûts de production nettement moins élevés, la solution couche mince ne coûte pas plus cher.
Les toitures industrielles constituent un exemple d’application particulièrement pertinente pour le silicium amorphe. Différents projets voient le jour, comme par exemple l’installation de 10 000 m2 de couches minces sur le toit d’une plate-forme logistique à Sénart en Seine-et-Marne. De plus, la légèreté des couches minces permet d’éviter l’installation d’une structure supplémentaire de renforcement du toit, nécessaire au soutien des modules cadrés en silicium cristallin. Les couches minces sont ainsi livrées en rouleaux et collées directement sur le toit.
Enfin, dernier argument en faveur de l’amorphe pour les toitures industrielles, les couches minces sont moins sensibles à une occultation partielle de la surface ou à des températures externes élevées que le silicium cristallin.
Les couches minces à base de silicium amorphe représentent donc une technologie photovoltaïque à fort potentiel. Il ne faut pas non plus oublier les autres filières en développement, peu connues comme par exemple des couches minces à base de tellure de cadmium ou de matériaux organiques.
Dans un contexte de soutien politique marqué, nul doute que l’industrie en pleine croissance de l’énergie photovoltaïque connaîtra une montée en puissance des couches minces en silicium amorphe. On peut d’ailleurs estimer que ses parts de marché dans le photovoltaïque, actuellement d’environ 5%, vont au moins doubler d’ici 2020.
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