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mardi 21 février 2012

Importance et nature du trafic

Par téléphone, la Direction de la Sécurité des infrastructures routières (DGO1-21) du Service public de Wallonie me confirme les données récentes disponibles, c'est-à-dire en 2010-2011. A hauteur de la borne kilométrique 23,3 (magasin Carrefour Market), le trafic cumulé sur 24 heures est de 14.500 voitures et 1.300 camions. On me précise en outre qu'il n'y a pas de différence significative entre les deux sens de circulation.
Ces chiffres indiquent donc un taux de camions de l'ordre de 9% du trafic total. Du point de vue des flux de circulations (encombrement sur la route), on considère généralement qu'un camion est équivalent à 2 voitures personnelles. On dit qu'il vaut "2 Equivalents Véhicule Personnel" ou 2 EVP. Appliquée au tronçon urbain de la RN29, cette pondération nous donne un trafic total de 17.100 EVP, valeur que je trouve être mieux représentative en termes d'impact sur l'environnement (mobilité, bruit, vibrations).
Bien entendu, ce type de données ne nous indiqueront jamais l'origine et la destination des camions qui ont été comptabilisés. Or, dans le cadre urbain qui caractérise le tronçon qui nous intéresse, ces informations sont déterminantes pour évaluer les différents rôles joués par la RN29 à Gembloux : quelles sont les parts locale, nationale et internationale du trafic à cet endroit ? Voilà la question à laquelle il faut répondre avant d'envisager des mesures d'amélioration concrètes.
Si la fonction de transit national d'une telle route ne peut raisonnablement pas être remise en question, on peut toutefois débattre de son rôle de transit international qui, de mon point de vue, devrait être réservé aux autoroutes (E42, E411). Quant à la fonction de transit local, intercommunal et régional de la RN29, elle doit évidemment être préservée. Mais il me semble qu'on peut encore agir pour renforcer la sécurité et le confort des riverains et des usagers faibles dans ce qu'on appelle la 'traversée' de Gembloux, à savoir la partie située entre le magasin Carrefour Market (ancien GB) et le rond-point des Trois Clés (RN4).

jeudi 29 décembre 2011

Le malheur des uns ferait-il le bonheur des autres ?

Je partage un commentaire que j'ai publié sur le site SudPresse.be, en réaction à l'article confirmant pour 2012 le chantier de mise à 3 bandes du tronçon Sambreville-Andenne de l'autoroute E42.
1) J'habite à Gembloux, le long de la N29, route qui atteint les 15.000 véhicules par jour (catégorie 'noire' au SPW) et dont la projection 2013 faite au plan de mobilité (en 2003) est de plus de 19.000 VPJ ! On sait que la N29, en tant que raccourci idéal par rapport à l'E42, absorbe une grande partie du trafic poids lourds destiné au transport de marchandises, notamment international (vers et depuis les pôles logistiques des Pays-Bas et de l'Allemagne).
2) J'emprunte plus d'un jour sur deux le tronçon de l'E42 concerné par ces travaux : c'est effectivement un goulot à la fois saturé et dangereux ! Les poids lourds, qui ont l'interdiction de dépasser, roulent en file indienne et gênent les entrées/sorties + ils sont eux-mêmes gênés par le trafic voiture et sa vitesse souvent excessive.
N'en déplaise aux riverains de l'E42, cette mise à 3 bandes va non seulement améliorer la sécurité et la fluidité du trafic existant sur l'autoroute, mais elle devrait aussi délester quelque peu le réseau des routes, dont la N29.
Le malheur des uns ferait-il le bonheur des autres ?

mercredi 28 juillet 2010

Implantations commerciales et trafic de transit

L'implantation d'un commerce et sa fréquentation ont une incidence directe sur les flux automobiles et le stationnement. Pour réduire à long terme le trafic de transit sur le tronçon ouest de la N29, il ne suffit pas de dévier les poids lourds et de relocaliser l'emploi, il faut aussi agir sur l'implantation de l'offre commerciale.
Aujourd'hui, Gembloux possède une offre périurbaine relativement importante alors que la santé commerciale du centre-ville est de plus en plus préoccupante. Or, ce sont précisément les commerces spécialisés (et leurs activités connexes) qui peuvent dynamiser la vie socio-économique du centre. Dans le contexte actuel, dominé par un comportement davantage individualiste, les rapports sociaux se sont depuis longtemps déplacés vers la périphérie (jugée plus sûre) et en particulier vers la maison isolée, au sein du cercle familial. Pour réinvestir le centre de Gembloux et le rendre attractif pour la population, il convient de sensibiliser celle-ci aux atouts spécifiques au centre mais surtout de mettre en place des aides et incitants qui faciliteraient l'installation de nouvelles PME au sein du tissu urbain du noyau historique. Dans l'entité de Blegny, le Bourgmestre a pris plusieurs initiatives inédites en Wallonie. Lisez à ce sujet l'article publié récemment par l'UCM.