



2 dernières photos, nouveau abrisbus Double Hydra de J.C.DECAUX au nouveau Pôle bus Bosquet situé Place d'Espagne...
Mise en service du nouveau Pôle Bus prévue le Lundi 28 août 2006
Ce sont les riches qui payent nous dit-on.
Chaque année, environ un quart du budget de l'Etat n'est pas financé par les prélèvements malgré que ceux-ci soient énormes comme j'en ai fait le calcul dans les deux billets précédents avec comme base ma situation personnelle. L'écart est financé par des emprunts. Ceux-ci sont constitués aux deux tiers par de l'épargne administrée (plan d'épargne logement, livret A, plan d'épargne populaire, etc.) et le reste par l'émission d'obligations d'Etat sur les marchés financiers internationaux.
Le total des dettes accumulées par l'Etat est de plus de 1 100 milliards d'euros. Officiellement, car ce chiffre ne prend pas en compte les engagements de l'Etat pour les retraites estimés à 950 milliards d'euros et les dettes diverses qui traînent dans les placards estimées à 350 milliards supplémentaires par certains. Le rapport Pébereau de l'automne dernier en donne une estimation. On aurait alors un total de 2 400 milliards d'euros de dette publique soit 140 % du PIB (1 710 milliard d'euros en 2005, source INSEE). Ce quit représente un taux d'endettement de 1 200 % (avec un budget 2005 estimé à 288 milliard d'euros, chiffre du ministère des finances).
Cette dette, il faudra plusieurs décennies pour la rembourser peut être 40 ans.
Avec des déficits pareils, qui est taxé en fait ? Il faudra bien rembourser cette dette un jour, non ? Hors, ce ne sont pas ceux qui sont à la retraite qui vont travailler pour payer, ce sont les actifs et en particulier ceux qui seront actifs dans décennies à venir. En fait, depuis 30 ans que l'on fait des déficits publics, on taxe les enfants, même ceux qui ne sont pas encore nés !
Les futurs actifs seront obligés de payer les dépenses de leurs parents. Les hommes politiques qui ont décidé, avec l'accord de leurs électeurs, de contracter de telles dettes ont une moyenne d'âge autour de 60 ans. Ils seront tous morts avant quelle soit remboursée. Après eux le déluge !
Mon revenu annuel net est de 25 779 euros avec les 22 997 euros retranchés pour la protection sociale. Avec un coût de 48 776 euros au total pour mon employeur (hors taxe profesionnelle).
Les différents impôts et taxes directes que je verse sont :
l'impôts sur le revenu de 3 780 euros ;
la taxe d'habitation de 474 euros ;
la taxe foncière de 442 euros ;
la redevance audiovisuelle de 112 euros.
Le total de ces impôts directs est de 4 808 euros. Avec les cotisations sociales, on atteint un total de 27 805 euros, soit 57 % de ce que coûte mon salaire à mon employeur ! (27805 euros par rapport à 48 776 euros)
Et c'est sans compter la TVA (5,5% ou 19,6% selon les produits et services), la CSG et CRDS qui ne s'applique pas que sur les salaires, la taxe sur les clopes (quasiment 80 % du prix), les carburants (quasiment 80 % du prix), les alcools, l'eau, l'électricité, les timbres fiscaux (carte d'identité, passeport, permis de conduire et autres), etc.
Ce n'est pas évident de calculer combien je paye pour ces impôts indirects. Mais avec une estimation de 15 % de mon revenu disponible ça me coûterait 3 145 euros supplémentaires.
Le grand total de tout cela peut être estimé à 30 950 euros soit 63,4 % de ce que je coûte à mon employeur (30 950 euros sur 48 776 euros).
C'est énorme, et encore, beaucoup d'impôts et taxes diverses ne sont pas comptées comme l'impôt sur les société, la taxe professionnelle, etc. Prélèvements qui ne sont pas payés au final par les entreprises car comme on dit : « quand on taxe les vaches, ce ne sont pas les vaches qui payent l'impôt ». Quand on taxe les entreprises, ce sont les employés, les consommateurs et les actionnaires qui payent en réalité. Sans compter que tout celà se paye aussi par des chômeurs et des RMIstes en plus qu'il faut indemniser, et donc prélever de l'argent pour cela, ce qui entretient le cercle vicieux qui ruine la France depuis trente ans.